Théorie générale des champs unificateurs de la matière inerte et vivante par le nombre d'or - Tome 2

« Je suis l'un de ceux - très rares, très certainement - pour qui le Destin a frappé à coups redoublés, pour suggérer, indiquer, puis imposer la Voie. LA Voie. Pas n'importe laquelle. Aujourd'hui, au soir de ma vie, je peux ajouter : longuement mûrie au cours des années pour, au moment opportun, de manière soudaine, projeter une convergence dont je n'avais pas la moindre idée, à l'instant où elle s'amorça, non sans fracas, à la fin de la dernière année du siècle (1999), inaugure à la bascule d'un nouveau millénaire. Le monde est plein de signes ! Et ce n'est pas la moindre des choses que de ne pas feindre les voir, au risque de penser friser la paranoïa. L'intrépidité honnête, évitant cet écueil, se félicite a posteriori de la lucidité clairvoyante car les signes n'ont pas tardé à s'exprimer, parfois violemment (rappelons-nous le 11 septembre 2001 !) pour ne pas y voir l'aveuglement du hasard. » À la fois essai qui parachève des décennies de travail scientifique et texte où son auteur se dévoile comme jamais auparavant, ce nouvel ouvrage signé J. Soulas s'impose comme une somme aussi pédagogique que dense. Synthétique et incroyablement personnel, touchant par endroits à la sagesse et à la métaphysique dans son sens philosophique, cet ouvrage en quelque sorte total offre une immersion saisissante dans la recherche d'absolu et de vérité d'un esprit intransigeant.

462 pages  -  ISBN : 9782342155754  -  Esoterisme > Commander le livre

Le couronnement de la vie

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LA LUMIÈRE DU MONDE

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La Sphinx et l'Anima

Sur la route d'Eldorado, une sphinx arrête le dernier fils de Laïos et, ne sachant qui elle vient d'apostropher, lui demande de définir l'univers en un seul mot. Il n'a droit qu'à trois tentatives, mais dès la première répond :
« ANIMA ».
La lointaine héritière de Typhée, ébranlée, dut reconnaître l'exactitude parfaite de la réponse et laissa passer notre Œdipe moderne.
On raconte que depuis, l'humanité entière est entrée au Paradis.

L'attraction universelle

S'ils ne devaient se rappeler que d'un seul aspect fondamental de leur vie, et d'aussi loin qu'ils pussent se souvenir, l'homme et la femme, la femme et l'homme ne ramèneraient de leur mémoire que l'attirance perpétuelle de l'un pour l'autre. Chacun le sait : la grande loi d'attraction universelle, bien au-delà des astres et des galaxies, concerne les deux «polarités» complémentaires de la vie et est donc définie par l'appel du sexe opposé. Issu du règne animal depuis très peu de temps (la véritable séparation a commencé lorsque l'ego est apparu chez le neandertalien il y a une centaine de milliers d'années), l'homme suit nécessairement la règle de vie la plus profonde et commune à tout le règne vivant : celle de l'attirance sexuelle. Appliquée à l'exigence formelle de perpétuer la vie, l'attraction des sexes a pris avec la créature humaine une coloration fortement jouissive puisque c'est l'affectivité qui en est le moteur. L'affectif qui gouverne l'attirance mutuelle homme-femme est très particulier, et il n'y a lieu d'évoquer le dédale mouvementé des relations très complexes qui la dirigent que pour en comprendre la signification essentielle.
Le «centre» vivant qui est à l'origine première de cette attraction affective est la femme. Pourquoi ? Parce que la femme détient le secret primordial et principiel de la vie : l'ANIMA. J'ai eu l'occasion, dans mes ouvrages précédents, d'évoquer l'anima. Dans «Au-delà du cœur», en particulier et parce que j'ai été mis en relation totale avec elle, j'explique que j'avais vécu l'initiation à la conscience la plus haute grâce à une femme à l'anima totalement accomplie. J'ai appris ainsi qu'une telle femme détenait les secrets les plus profonds du monde et qu'elle devait, en tant que «muse» réalisée, les transmettre à l'Homme-amour. Parce que, initialement, c'est l'homme qui, en se laissant introniser par l 'Amour universel, va permettre à l'anima de la femme de devenir sa muse. Parce que l'homme transmet. L'homme agit. C'est sa vocation. Mais il ne peut transmettre que ce que la Femme illumine de sa perception légère et profonde de la vie. Une profondeur à la mesure de sa conscience féminine. Cette conscience est d'une fécondité impressionnante dès lors qu'elle surgit d'une naturelle et forte incarnation de son anima.
La femme est irrésistiblement attirée par l'Homme qui incarne réellement l'Amour. Parce que l'anima a besoin d'être rendue consciente à elle-même, la femme éprouve le besoin non moins irrésistible d'être AIMÉE. Parce que son anima l'«empêche» d'incarner l'amour, elle incite son compagnon à s'engager, s'il le peut, sur une voie de sensibilisation de son être. Est-il nécessaire d'insister sur le fait que ce n'est pas ce à quoi on assiste habituellement ? Ainsi voit-on un nombre croissant de femmes - habituellement entre la quarantaine et la cinquantaine - partir à la recherche éplorée d'une sorte de «pierre philosophale» dans l'espoir de consoler la souffrance incomprise, la douleur de l'anima «inanimée». Ainsi, l'«attraction universelle», ignorante de sa raison d'être fondamentale, n'accomplit-elle que sa fonction reproductrice de l'espèce humaine, comme n'importe quelle espèce animale.
Mais, inlassablement, la femme, au-delà de sa maternité éprouvée, poursuit avec détermination et non sans ferveur, sa longue quête car son anima lui apprend que le sens révélé de la vie humaine, donc de sa propre vie, est au terme du chemin.

La grande Corrélation de la vie.

Si les antennes de la quête sont pour la femme en général bien orientées, nombre d'informations et de perceptions sont souvent mal comprises, au point que le chemin arpenté est truffé d'ornières et d'obstacles douloureux. Parmi les obstacles les plus «redoutables», toute la panoplie des superstitions en vogue, les délires les plus divers distillés par des marchands d'illusions dont la caractéristique essentielle est l'absence évidente de conscience. Entre le «channeling», le «retour» à d'inexistantes «vies antérieures» et toute la panoplie des «anges» et de leurs prétendues messageries, il y a place pour d'innombrables croyances sous des vocables les plus divers. La femme à l'anima mal révélée peut être une proie facile. Ces obstacles peuvent être «utiles» lorsqu'ils font partie d'un chemin emprunté provisoirement et qui a servi à parvenir au carrefour final d'où surgit la voie royale, la dernière route qui mène à la Vérité, la vérité Fusionnelle sur laquelle je reviendrai dans le chapitre suivant. S'il lui arrive d'échapper à cette fausse spiritualité, elle doit impérativement se ressourcer à la simplicité et à l'évidence de la vie, de la vraie vie dont son anima est le socle et à laquelle il lui est demandé impérativement de s'abandonner.
J'ai eu l'occasion d'évoquer cette évidence, non sans insistance, à la fin de mon livre précédent. Parce que j'en avais vécu moi-même la singulière mais éprouvante beauté, une beauté dont la révélation consciente à elle-même fait exploser tous les concepts conditionnés qui émaillent l'incitation bien naturelle à la quête du sens, il m'y faut revenir ici et en donner la signification fondamentale.

L'évidence de la vie, c'est l'attraction universelle entre l'homme et la femme. C'est d'abord et essentiellement l'appel de l'anima. L'anima a soif de conscience, donc de compréhension, donc de réalisation. Mais cette soif passe d'abord par l'amour : la femme a l'intense besoin d'être aimée. Non d'affections succédanées, mais d'une affection douce et puissante à la fois, ce que seul l'homme à la sensibilité bien épanouie peut offrir. Il apparaît donc que l'anima est à l'origine des deux composantes fondamentales et universelles, les polarités AMOUR et CONSCIENCE «initialement» sources électromagnétiques subtiles de l'Information d'Ordre (IO) et déjà longuement évoquées dans mes précédents ouvrages. Deux composantes : celles qui participent à la Fusion. L'anima est donc une sorte d'«entité» subtile potentiellement réalisée dans sa propre totalité. Ceci constitue un exemple unique dans la vie. L'anima participe donc à une véritable corrélation, dont l'existence même est toujours, et jusqu'à maintenant, passée inaperçue. Il est vrai que pour pouvoir la découvrir et l'expliquer, une connaissance suffisante mais indispensable des corps subtils est nécessaire.
L'anima de la femme est une composante-source de la deuxième source interne (SI 2) du corps astral inférieur (CAI ; pour plus de détails sur les composantes psychologiques, le lecteur peut consulter la dernière partie de l'annexe de mon troisième livre, «La genèse de l'Homme divin»). L'anima de l'homme n'est qu'une composante «ordinaire», donc non-source (également en SI 2 du CAI). L'anima est la seule composante-source existante parmi les quarante sources internes de l'ensemble des sept corps subtils de l'incarné humain. Ceci lui confère une propriété unique : son rayonnement électromagnétique subtil est cohérent. En termes de physicien, cela signifie laser ! L'anima de la femme (mais non de l'homme) est une source laser subtile !! Même si la rigueur scientifique du vocabulaire exige de ne rien identifier à partir de ce que la physique admet comme signification derrière ce terme, la réalité subtile de celle-ci permet de comprendre que son impact et son énergie sont colossaux et qu'aucun obstacle ne peut empêcher la femme de parvenir à réaliser la finalité du sens de sa vie si son anima a capté l'essence même de sa propre compréhension.
Et enfin et surtout, cela signifie que, maintenant que le SENS final est révélé par l'ORDRE FUSIONNEL (sur lequel je reviendrai longuement), la Femme va commencer à porter le flambeau de la lumière du Monde qui emmènera l'humanité à composer l'ordre vrai de la vie sur notre planète, donc à entrer dans la JOIE de la conscience révélée à elle-même. Des millions de femmes de par le monde sont actuellement porteuses d'animas suffisamment «émergées» pour que leur «entrée» dans la Source fusionnelle (voir plus loin mais déjà évoquée dans mon précédent ouvrage) puisse entraîner l'«explosion» de la conscience fusionnelle à l'échelle planétaire.

Essayons maintenant de comprendre comment une telle corrélation peut se manifester.
Commençons par l'homme. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer que la polarité AMOUR (composante IOT de l'IO, Champ de rayonnement transpersonnel avant août 1996, Etat fusionnel dans MOI depuis août 1997) s'incarne naturellement dans l'homme dans le temps (d'où le symbole T) s'il n'y met pas trop d'obstacles (résistances psychologiques dues à l'ego).
Pour l'ensemble de l'humanité il apparaît que les deux limites de l'incarnation dans son vécu collectif sont de l'ordre de 8 à 60%. L'être fruste et insensible ne dépasse guère 8%, l'artiste fin et sensible peut atteindre jusqu'à 60%. La moyenne actuelle des hommes est de l'ordre d'une quinzaine de pourcents, une moyenne variable selon les tranches d'âge et les races, la moyenne la plus élevée apparaissant en général chez l'être adulte et jeune. Le corps subtil qui traduit l'incarnation de la polarité Amour est le corps astral inférieur (CAI), corps psychologique au rayonnement le moins subtil, donc le plus incarné de tous. En particulier, c'est aux SI 4 (préférentiellement) et SI 2 (secondairement) que cette polarité transpersonnelle va donner sa propre investiture. L'investiture dans SI 2 donne naissance automatiquement à la composante non-source anima afin que la relation ultérieure amour (homme)-anima (femme) puisse être comprise. Il convient d'observer l'importance de cette relation possible entre ces deux sources internes deux et quatre ainsi que celle de la troisième source interne qui régule l'équilibre dans les perceptions affectives entre la sensation de l'amour pour la femme et la compréhension de la correspondance entre cette sensation et celle de sa propre «femme intérieure» révélée par son anima. Enfin, des correspondances multiples et très complexes vont s'engager, entre autres, mais préférentiellement entre les SI 2 des CAI, corps mental inférieur (CMI) et supérieur (CMS) ainsi qu'entre les SI 4 de ces mêmes corps subtils. En particulier, les SI 4 seront concernées d'une manière habituellement percutante. La SI 4 du corps mental supérieur est, en effet, le «siège» de la conscience incarnée. Celle-ci est induite automatiquement chez l'homme par l'incarnation de la polarité Amour. Le trajet informatif est donc dans le sens privilégié CAI (SI 4) * CMS (SI 4), lequel passe obligatoirement par le CMI (SI 4), car la progression des longueurs d'onde des rayonnements est située dans l'ordre CAI * CMI * CMS. Or, SI 4 du CMI est le siège de l'ego masculin, de tous ses conflits, de tous ses conditionnements. Celle-ci filtre donc, en quelque sorte, les informations issues de l'amour (CAI) «en route» vers la perception d'une conscience initiale de ce dernier. Le résultat ne peut être que désastreux dans la plupart des cas, car, au fur et à mesure que l'homme vieillit, son ego, de plus en plus socialisé et aigri, bloque la maturation de la conscience immédiate des événements, actes, etc. et bientôt (et toujours trop tôt), l'homme ne perçoit plus rien d'autre que ce que son mental prétentieux et hypertrophié lui impose. Globalement, nous conviendrons de la schématisation suivante : la polarité transpersonnelle Amour (IOT) s'incarne dans la SI 4 du CAI, soit MIOT, «Matérialisation» de l'Information d'Ordre.
Poursuivons notre investigation avec la femme.
Dès l'apparition du sexe féminin chez le fœtus, le corps astral inférieur se structure immédiatement et la SI 2 acquiert un rayonnement subtil cohérent : de ce fait, cette source interne «devient» anima et rayonne en cohérence informative parfaite avec toutes les autres sources internes du CAI. Ainsi, une information de structure «conscience» est générée et stockée dans la SI 2 du CMI encore confondu avec le CAI, dans l'attente de l'apparition fonctionnelle des CMI et CMS par la suite. A la naissance, la cohérence des sources internes du CAI cesse et une composante anima apparaît dans la SI 2 et acquiert immédiatement l'«effet laser» (rayonnement cohérent).
L'énergie de son rayonnement électromagnétique subtil est habituellement telle que toute incarnation de la composante Amour est pratiquement impossible (à des taux ne pouvant guère dépasser 4 à 5%, mais il peut y avoir des exceptions). Ceci explique donc, en conséquence, la «faiblesse» habituelle des composantes de la dynamique masculine, donc de la vie incarnée (par exemple l'esprit d'entreprise) dans les SI 4 du CAI et de la composante compassion dans la SI 6 de ce même corps subtil
Pour le reste, le trajet informatif CAI * CMI * CMS, lorsque ces deux derniers corps subtils sont apparus, est très voisin en manifestation de celui de l'homme mais, cette fois-ci, les sources féminines (SI 2) sont essentiellement concernées. Précisément, la «qualité» de la cohérence de la composante anima est toujours suffisante pour que l'information conscience stockée et évoquée ci-dessus, relie potentiellement la SI 2 du CMS à la polarité transpersonnelle Conscience IOE (E : espace, temps absent). Ainsi, l'incarnation de IOE en MIOE (SI 2 du CMS) devient possible, mais sous une condition fondamentale qui est précisément celle de la corrélation évoquée. En soi, l'incarnation (reliée au temps) d'une fonction «spatiale» est impossible puisque IOE est hors du temps ; seule une fonction «temporelle», telle IOT, est incarnative. Donc, l'incarnation de IOE par MIOE ne peut se produire que lorsqu'elle entre en étroite relation avec MIOT de l'homme, donc son amour incarné. Nous allons donc supposer que la condition incarnative est réalisée, la femme rencontrant l'homme nanti d'une belle sensibilité. Le corrélateur permettant la mise en relation de IOE (polarité Conscience transpersonnelle) avec MIOT (SI 4, «siège» de l'amour incarné de l'homme) est ainsi la composante-source cohérente anima (SI 2, CAI) de la femme. Et c'est, évidemment, l'information conscience générée dans la SI 2, CAI au moment de l'apparition du corps astral inférieur du fœtus qui impose impérieusement cette possible corrélation.
Le schéma ci-dessous résume les différences subtiles fondamentales entre l'homme et la femme. Initialement, une sorte de «croisement» informatif se produit entre l'homme et la femme : la source-anima de la femme est d'abord alertée par la qualité de la composante anima de l'homme et héritée de l'état de la SI 4, CAI : la femme est irrésistiblement attirée par cet homme par l'intermédiaire d'un événement «obligatoire» de la vie (et donc nullement fortuit) qui les met en présence l'un de l'autre. A son tour, la SI 4, CAI, donc le MIOT - amour de l'homme, entre en résonance profonde, souvent de nature compassionnelle, avec l'anima-source de la femme qui le fascine : un contact profond se crée et c'est ainsi qu'une relation intensément vivante et pleine de «promesses» se construit.












HOMME
Pol. Amour Pol. Conscience
IOT IOE

Conscience
incarnée MIOE
CMS *
SI 1 2 3 4 5 6
* *
CMI * *
SI 1 2 3 4 5 6
* *
CAI * *
SI 1 2 3 4 5 6
* *
Comp. anima* MIOT

Incarnation de la pol. Amour dans SI 4




FEMME
Pol. Amour Pol. Conscience
IOT IOE
* Incarnation pol.
Conscience sous cond.
CMS MIOE corrélative
SI 1 2 3 4 5 6
* *
CMI * *
SI 1 2 3 4 5 6
* *
CAI * *
SI 1 2 3 4 5 6
source-anima MIOT



La sexualité : l'essence de la félicité

Quel destin possible se dessine-t-il entre l'homme et la femme entrés ainsi dans une relation féconde ? L'orientation de ce destin est-elle toute tracée ou dépendra-t-elle étroitement de facteurs encore non envisagés ici ? Pour y répondre aussi complètement que possible, abandonnons notre couple quelques instants, le temps de nous arrêter sur un ensemble d'aspects aussi essentiels que la sexualité, lesquels, faute de conscience suffisante, sont toujours fort malmenés.

L'anima : auteur du développement de l'univers

Une étude attentive de la manière dont l'univers minéral s'est édifié (cf. «La genèse de l'Homme divin») nous apprend que la complexification du Vivant sur notre planète a suivi et suit toujours le processus d'édification initial. Ce processus est subtil et a consisté «initialement» à «enrichir informativement» l'Information d'Ordre, de sorte que ses explorations de structure aboutissent à une montée de l'Intelligence créatrice, représentée par les deux polarités AMOUR et CONSCIENCE . Or, en tant que telles, ces deux polarités ne peuvent pas entrer en relation entre elles sans une Noergie fusionnelle originelle, principe créateur dyadique et primordial, à l'«origine» de tout l'existant. Cette Noergie est inopérante sans un support incarné vivant supérieurement développé : ce «support» est la Femme et c'est ainsi que la Noergie fusionnelle devient ANIMA.
L'attention portée au développement, à la transformation des choses qui sont sous le champ de notre observation, nous conduit au constat de fébrilité : l'univers bourdonne d'une activité transformatrice et créatrice sans relâche. Cette activité n'est possible, dans les apparences, que parce que des dualités perpétuellement complémentaires se nourrissent mutuellement.
A un stade développé du vivant, l'anima doit s'incarner pour qu'un processus à tendance fusionnelle (entre les polarités Amour et Conscience universels) puisse s'amorcer. Tout naturellement, l'anima a un besoin irrépressible de s'incarner dans le corps de la femme. Dans tout son corps. Lors de cette incarnation, l'énergie subtile de l'anima-source et qui est considérable, envahit tous les interstices, toutes les cellules du corps féminin et conduit à des processus créateurs de la plus haute importance que nous évoquerons plus loin, lorsque nous reviendrons à notre couple.
Cette énergie, totalement incarnée, s'appelle énergie sexuelle.

L'observation de la nature

A tous les stades où les dualités complémentaires se nourrissent mutuellement, la fébrilité constatée concerne la reproduction sexuée. L'observation de ces phénomènes reproducteurs conduit à constater que l'énergie sexuelle primordiale mise en jeu a une fonction déterminée en vue de la reproduction de la race vivante concernée : c'est la génitalité. L'acte génital mécanique chez les espèces vivantes évoluées est donc caractérisé par une constante : l'intromission du sexe mâle dans le sexe femelle à des fins de fécondation (au moment de l'ovulation chez le mammifère femelle). La créature humaine participe intégralement et bien normalement à ce processus naturel, car, dans l'évolution des espèces, la mémoire causale héritée de son origine animale est d'origine récente. Comme on le sait, la réunion des deux sexes donne l'embryon de l'espèce vivante se développant par viviparité chez le mammifère. Des substances hormonales, issues initialement par induction des corps éthérique supérieur et astral inférieur sur l'hypothalamus du cerveau, déclenchent la «pression» génitale. Aucun animal n'y échappe. Chez la créature humaine, on a coutume d'appeler cette pression, désir sexuel.
Une observation courante de l'accouplement d'un mammifère mâle avec une femelle porte au constat suivant : la fécondation (émission de sperme) a lieu rapidement. Dès l'intromission, l'éjaculation se produit. Cette rapidité est inscrite, ataviquement, dans le corps causal de chaque mammifère à cause de l'hostilité fréquente de l'environnement (durant l'accouplement, les deux animaux sont sans protection, donc vulnérables). La protection naturelle de l'espèce conduit à un gestuel rapide.

Une « désobéissance » aux lois de la vie ?

Durant les âges géologiques, l'évolution de l'homme a modifié profondément le rythme cyclique de la fécondité. D'autre part, avec l'homme apparaît la conscience incarnée, donc une observation réfléchie. Celle-ci lui confère des comportements conditionnés mais qui apparaissent comme des formes de liberté. Même s'il n'échappe nullement à la «pression» reproductrice, il prend le droit d'accepter ou de refuser la conséquence de cette pression. Il peut refuser la reproduction tout en revendiquant le droit à l'acte sexuel par la jouissance qu'il procure.
La créature humaine appelle cela «faire l'amour».
«Faire l'amour» est donc un phénomène culturel. Il utilise la loi de la vie sous la forme désir sexuel mais en refuse, la plupart du temps, la possible conséquence (contraception). Le désir sexuel est puissant, souvent irrésistible, car il a pour origine profonde l'expression de l'anima de la femme, cette source électromagnétique subtile au rayonnement cohérent, véritable laser subtil. L'anima s'exprime dans le corps féminin à travers différentes formes de son animalité : l'anima-source conduit naturellement à une animalité puissante de la femme (à remarquer la forte racine de «anima» dans animalité). Celle-ci conduit à son tour vers une jouissance sexuelle par une montée orgasmique qui peut être suffisamment lente pour que l'homme doive se conditionner pour retarder son éjaculation. La plupart du temps, ce conditionnement provoque chez lui un stress dont la portée psychologique peut ne pas être anodine car l'atavisme animal dont nous avons tous hérité conduit, sans «répression», à une éjaculation rapide. Le comportement sexuel de l'homme et de la femme laisse donc apparaître plusieurs antinomies qui peuvent se résumer par la revendication jouissive du couple et le rejet simultané des conséquences qui peuvent en résulter (en particulier la grossesse). Mais le besoin de jouissance de la femme a de profondes racines dont nous allons explorer la signification.

Génitalité et sexualité

La génitalité concerne la reproduction de l'espèce. Sa connotation est essentiellement biologique. Dans ce sens, tout animal exerce sa propre génitalité pour pérenniser sa race. La sexualité recouvre une acception beaucoup plus large. Elle concerne l'ensemble très diversifié des énergies en jeu permettant l'accès aux joies de la vie. Ces énergies, de nature subtile, trouvent leur origine essentielle dans les corps astral et mental inférieurs et, dans le meilleur des cas, dans l'astral et le mental supérieurs. Elles sont donc surtout à base d'affectivité. On constate, par conséquent, toute la confusion qu'entraîne l'expression «faire l'amour». Ainsi, l'homme et la femme peuvent, sans lien affectif particulier, céder à des impulsions qui relèvent surtout de l'énergie se manifestant au niveau de leurs sexes respectifs: la tendance biologique prime et même sans intentions reproductrices, il s'agit plutôt de génitalité et non de sexualité. Lorsque, au contraire, les ébats amoureux sont caractérisés par des liens affectifs véritables, il semblerait alors préférable d'utiliser le terme de sexualité.
Pourtant... nous allons voir qu'il y a lieu d'émettre des réserves. En effet, dans tous les cas habituels, «faire l'amour» signifie, en fin de compte, intromission. Or, de nombreuses mesures subtiles, effectuées dans diverses situations et sur des centres informatifs du corps (donc des plexus nerveux, cf. 3e livre), ont systématiquement montré l'existence de fortes discordances dans les énergies éthériques et astrales lorsque les rapports génitaux sont dépourvus d'un véritable désir de maternité de la femme. Il semble même que l'orgasme engendré, donc sa portée jouissive, ne modifie en rien la discordance observée. Par contre, lorsque la pénétration habituelle est remplacée par des caresses appropriées de l'homme, les rayonnements des corps subtils et de leurs sources internes aux emplacements des centres informatifs, s'harmonisent progressivement, en même temps que l'orgasme de la femme, circonscrite dans son bas-ventre, change de «tonalité» en envahissant progressivement tout son corps. Sa jouissance devient alors extatique et n'a plus que de lointains rapports avec l'orgasme : tout son corps devient une véritable fête.
Nous conviendrons que la sexualité - mais non la génitalité - s'exprime ainsi.

Polygamie ou monogamie ?

La créature humaine est-elle «vraiment» monogame?
L'éternel débat autour de sa prétendue monogamie trouve sa résolution profonde à travers la compréhension de la différence entre génitalité et sexualité. L'homme aux prises avec ses pulsions génitales est dans l'incapacité d'être dans le REEL. Il est esclave de tout ce qui n'est pas réalisé en lui, et en premier lieu de ses projections sur la Femme, sur son anima-source qui agit sur lui comme un feu plus ou moins fantasmatique... et de sa propre anima, totalement incomprise et qui lui rappelle sa détresse. La monogamie n'est pas pour lui... pas encore !!
La créature qui «entre» dans la Source fusionnelle, incarnant ainsi son MOI, vient de terminer le calvaire inconscient de son existence incomprise. Elle devient rapidement être humain. Et l'Homme entre dans la sexualité mettant ainsi fin tout naturellement à toutes ses projections psychologiques... puisque sa psyché disparaît! Et s'il «crée l'apparition» de la Femme dans sa nouvelle vie, son cœur qui s'épanouit lie à l'anima-source sa propre source d'amour. Il apprend ainsi que l'amour, dans son universalité, n'existe qu'en fonction de l'exclusivité d'une seule anima-source incarnée, celle que son cœur, devenu conscient, a épousée.

La félicité sexuelle est l'origine profonde des joies de la vie.

L'expression de la sexualité est donc la félicité. La sexualité est l'aspect incarné le plus profond de la vie. Or, l'homme a fractionné le monde. Depuis des milliers d'années, il a coupé la vie en deux : l'esprit est ici et la matière là. L'esprit est censé être pur, sans pollution, la matière, le corps, par contre... C'est ainsi que de stupides conditionnements religieux, en occident comme en orient, sont à l'origine des tabous et interdits séculaires où le sexe est au centre de toutes les méfiances, de tous les rejets. La sexualité totalement incomprise continue ainsi, et malgré des apparences de déconditionnements, à opprimer une joie profonde et vitale. Cette oppression, de connotation morale, est la cause première de perturbations et troubles psychologiques quasi généralisés. Cette oppression qui s'oppose à la légitime explosion de la véritable joie de vivre est le conditionnement éthique le plus rigide et le plus retors qui soit. Elle se manifeste chez la femme, essentiellement (et bien qu'elle le comprenne rarement elle-même) par une sorte de tristesse perpétuelle d'être en manque constant d'affectif.
Ainsi, l'oppression sexuelle et la pratique génitale ont en commun le fait que l'anima de la femme ne s'incarne pas ou trop peu, que son animalité, si nécessaire à l'harmonie de sa vie, ne peut pas s'exprimer. La vie n'est pas faite des frauduleuses interprétations séparant artificiellement l'esprit du corps. La vie est une vaste synthèse joyeuse où l'incarnation doit être «à l'honneur», où le corps physique, sans narcissisme aucun, doit être un temple, libre de fantasmes, où va s'élaborer bientôt la grande alchimie de la vie et de sa réalisation. L'importance de la notion même de l'incarnation avait été soulignée dans mon quatrième livre. J'y reviendrai avec insistance, et par la suite, dans le présent ouvrage car l'accomplissement du Monde passe par l'incarnation vivante de notre Vie.

Lorsque la grande corrélation aboutit à la lumière du Monde

Nous pouvons retourner maintenant vers notre couple. Ainsi ai-je affirmé précédemment que l'acte génital (au sens où je l'ai défini) est discordant. La rétention éjaculatoire de l'homme le «sépare» de sa compagne et de son éventuel orgasme. Nous sommes ainsi à l'opposé de la communion sexuelle parfois évoquée et encore plus loin de la «fusion» des corps. La synchronicité entre les deux énergies de l'homme et de la femme est loin d'être assurée (*). La fréquente frustration de la femme, même en présence d'orgasme, peut être secrète et cachée. Elle se manifestera obligatoirement à un moment donné de sa vie: la femme va chercher un sens à sa vie, elle va commencer à explorer des directions diverses de ses tendances... et trop souvent, parce que ignorante du «remue-ménage» qui s'opère en elle, aboutit à l'impasse. Seule la sexualité authentique, supérieurement vécue parce que l'homme incitateur a incarné l'amour en lui et qu'il est libéré de toute pulsion génitale, de toute velléité de «récupération» égoïque donc de tout pouvoir, va permettre à la femme de s'éveiller à la vie.
La femme, par son incarnation vivante, par sa présence physique, témoigne de l'anima. Son animalité témoigne d'une incarnation physique de la composante anima-source. L'animalité insuffisamment révélée témoigne toujours d'une discordance entre les deux énergies sexuelles féminine et masculine. En fait, il faut comprendre que le terme même d'énergie sexuelle est mal utilisé car... sa composante masculine n'existe pas en tant qu'énergie et ceci, quelles que soient les apparences.
(*) Le tantra bouddhiste prétend le contraire. Mais les mesures subtiles qui ont été effectuées pour la première fois dans ce domaine démontrent l'impossibilité de fait de rendre synchrones les deux énergies sexuelles en dehors du désir de maternité.


Parce que la seule énergie véritable dont l'homme peut faire preuve réside dans l'incarnation de la polarité Amour. De ce fait, l'Homme-amour seul peut révéler harmonieusement l'animalité de la femme et la porter à son épanouissement. Seul, lui peut la révéler. Non pas par le «faire l'amour» compris dans sa connotation habituelle à travers la génitalité, toujours discordante, mais par une sexualité supérieurement épanouie. Celle-ci se manifeste obligatoirement par l'extase accomplie de la femme, par une félicité «au-delà des mots», une félicité qui accompagne l'homme dont le sexe doit alors être nécessairement au repos afin que son être participe, en état d'observation totale et donc, dans une vraie communion, à la joie débordante de sa compagne. L'homme, en écoute parfaite, la pensée tranquille, conduit cette joie en la portant à son apogée, par le don de sa tendresse à la bien-aimée. C'est le partage accompli. Il se produit cette chose magnifique : bien que n'éprouvant aucune sensation physique, l'homme ressent et vit la félicité de sa compagne, exactement comme si, à son tour, il devenait initiateur.
Ainsi, le sexe de la femme, par l'incarnation de l'anima-source, «touche» -t-il à la conscience la plus haute, la conscience féminine. Sans doute, dois-tu comprendre, ami lecteur, que celui qui écrit ces lignes, dans ce domaine comme dans celui de tous les autres, ne décrète pas théoriquement une élucubration du possible par des affirmations gratuites. Il décrit, dans une conscience totalement accomplie, dans une conscience précisément féminine devenue fusionnelle, ce qui EST, au-delà de tout ce qui a été appris ici ou là. Il décrit dans LA Connaissance. Et, bien entendu, dans ce qui a été éprouvé et continue à être éprouvé. Par la Femme, et par moi-même. La beauté, totalement accomplie dans l'extase, révèle le sacré de l'échange, dans le contact physique des deux incarnations devenues, de ce fait, êtres totalement humains. Contacts parfois à peine perceptibles par l'infinie douceur qui vient de «couler» comme un tendre ruisseau de pierres précieuses, dans la certitude totalement accomplie, donc infiniment consciente d'elle-même, que le sacre évoqué touche à l'abandon exact de la créature devant la félicité suprême. Qui «rend» la créature créatrice d'elle-même et de tout l'univers.
La conscience féminine, devenue fusionnelle prouve ainsi qu'elle contient le «secret» de l'accomplissement de l'humanité.

Le schéma précédent des sources internes permet de comprendre ce processus. L'anima, originellement, donc subtilement, est une Intelligence fusionnelle en action, Noergie fusionnelle, l'ai-je appelé. Son investiture dans le CAI (SI 2) la transforme en anima-source. Celle-ci, en s'éveillant par l'amour de l'homme, s'incarne dans l'organisme féminin. L'extase physique de la femme exalte alors son corps mental supérieur et par la «trajectoire» des deuxièmes sources internes, relie l'anima à l'information - conscience originelle : c'est ainsi que la polarité transpersonnelle Conscience (IOE) s'incarne (MIOE) dans le CMS (SI 2). L'anima, si le corps mental inférieur CMI (SI 2) de la femme n'est pas trop déstructuré pour filtrer ou inhiber les informations conscience, prend ainsi conscience d'elle-même. Et l'anima incarnée, devenue consciente, enchaîne alors un processus fusionnel inédit, processus qui a commencé depuis 1997 et au cours duquel la régénération de l'humanité entière s'est amorcée. La Noergie fusionnelle qu'exprime l'anima-source dans le Vécu humain Supérieur est ainsi la source originelle de la Création entière : tendue vers l'Amour pour qu'elle devienne «esthésie», sa sensibilité épanouie est alors prête à recevoir l'Intelligence universelle la plus haute : la conscience féminine, investiture incarnée (MIOE) de la polarité Conscience (IOE).



CAI SI 4 FEMME CMS SI 2
Invest. *réponse appel*
amour HOMME Anima-source FEMME
CAI SI 2


CAI SI 4 ANIMA CMS SI 2
Fusion AMOUR***Fusion CONSC.
HOMME SOURCE FEMME


C'est ainsi que les processus fusionnels menant vers les ORDRES-CONSCIENCE-AMOUR (Femme) et AMOUR-CONSCIENCE (Homme) apparaissent.
J'ai évoqué ce processus initial dans mon quatrième livre. J'exposerai dans le prochain chapitre comment il a permis la création du processus fusionnel «actuel» dit synchrone, au cours duquel la fusion préalable amour-conscience, rendue possible grâce à la création de l'anima-mère, s'incarne directement dans l'homme (OTE) et dans la femme (OET).
Bien entendu, il convient de ne projeter aucune imagerie sur de telles élaborations. Ce sont des êtres vivants en activité (et dont nous faisons tous partie) qui sont concernés et non des objets programmables. Par exemple, le CMI (SI 2) de la femme a pu, jusqu'à maintenant, rendre la conscientisation de sa propre anima abortive. Une femme à l'anima correctement épanouie a pu l'incarner non moins correctement en elle, grâce à l'Homme-amour, sans pour autant que son anima incarnée soit devenue consciente d'elle-même. La pollution mentale va, cependant et désormais, «céder du terrain» grâce à l'incarnation fusionnelle du MOI, jusqu'à «nettoyage» complet des cellules du corps humain, jusqu'à disparition correspondante des corps subtils des biomolécules ADN - ARN. Dans ce vaste «chaudron» humain à l'alchimie bouillonnante, une quasi infinité de situations, de possibilités et d'élaborations deviendront possibles.
Mais il apparaît bien clairement - et ce qui vient d'être évoqué à propos de l'anima-source et des processus fusionnels est suffisamment évocateur - que la Femme va s'éveiller à sa propre conscience encore trop endormie - et porter le flambeau de la régénérescence humaine jusqu'à une «mise en orbite» suffisamment installée de cette dernière. La création toute récente de l'anima-mère (février 1998) va rendre cette installation effective.
De ce fait, il semble non moins clair que l'épanouissement conséquent de la femme, et à travers elle, celui de l'homme, ne peuvent se concevoir que dans une union véritable où les cœurs et les corps sont le siège incarné des manifestations les plus hautes de la fusion entre l'amour et la conscience. L'union évoquée «exige» l'abandon. L'abandon que j'ai évoqué avec tant de ferveur dans «Au-delà du cœur» parce que j'avais été tenu moi-même à en faire l'«expérience» totalement accomplie. Un abandon mutuel qui mène à la FOI, cet état souverain de l'être qui s'accomplit en illuminant sa propre vie d'une Félicité de chaque instant.
2

L'ACCOMPLISSEMENT DE L'HOMME PAR L'ORDRE FUSIONNEL

L'impasse et l'issue

La créature humaine est un prisonnier qui cherche l'issue en tâtant les murs de son cachot dans une obscurité presque totale. Mais sa recherche a toujours été «malhonnête», basée sur un pari «à la Pascal», sur un doute «honnête» mais qui a été offert à son mental déboussolé pour en proposer une solution basée sur la probabilité. Le sens fondamental de la vie saurait-il trouver une solution dans le perpétuel quiproquo où le non-sens trouverait son compte, à parts plus ou moins égales avec le sens ? Le pari «croix ou pile» saurait-il se justifier dans la fuite d'une existence avec son incarnation limitée et en même temps dans l'espoir d'une sorte de salaire au bout du compte «gagné» en évaluant les chances d'une possible rédemption, une grâce offerte dans l'ignorance la plus opaque de notre raison d'être ? Le pari sur le fini ou l'infini? Le fini à hasarder ou l'infini à gagner ? Il n'est pas insensé d'aborder le fini et l'infini. Bien au contraire.
Il est insensé de parier sur un possible sens à la vie, sur une possible antinomie entre la matière et l'esprit.
A l'orée du troisième millénaire, ce qui est demandé à l'homme, c'est l'intrépidité de la CONSCIENCE : les élucubrations à la mode, les états d'âme vaguement teintés d'une «sage» philosophie exotique n'ont plus cours. Les débats, dits démocratiques, à propos d'un quelconque problème lié au social ou à l'environnement, non plus. Parce que l'ardente exigence de la vie consciente renvoie à la souffrance. Sait-il seulement suffisamment, ce prisonnier humain, qu'il souffre ? Que toute sa vie est souffrance incomprise ? Et que fait-elle, cette créature singulière, pour échapper à la souffrance ? Elle se lance à corps perdu dans un quelconque divertissement, une recherche éperdue, dans une «conquête» socialisée, l'œil rivé sur le statut ou le pouvoir à conquérir ; elle engage parfois sa vie dans la correspondance avec un idéal, s'engage donc dans une activité politique, croyant que des lendemains pourront ainsi commencer à chanter ou encore des pratiques, des rituels ou des exercices religieux, donc dans l'espoir d'acquérir les bonnes grâces d'un quelconque dieu «au-delà» de l'humain, ou pour «se sentir mieux».
Mais «l'œil» est toujours dans le caveau de la vie et regarde toujours «Caïn» qui n'en finit pas de s'assassiner lui-même. La souffrance est toujours là. Parce qu'elle n'a toujours pas été comprise.
L'homme est dans l'impasse !
Il a tout essayé. Son génie universel a tout expérimenté de ce que son cerveau en ébullition lui a fourni et continue à lui fournir. Il a tout essayé... sauf l'essentiel.
Sauf la grande aventure de la Conscience. La conscience universelle - devenue désormais fusionnelle - qui mettra fin au cauchemar millénaire de ses multiples tortures. Nous avions fait de notre vie un labyrinthe dont toutes les issues nous ramenaient invariablement au point de départ, signe que la route arpentée était fermée et que nous devions changer d'étage !
L'extraordinaire diversité, la richesse de l'ensemble des activités humaines nous rappellent que l'homme est né pour être créateur. Que son destin EST d'être créateur. Il a «simplement» besoin d'un déclic pour comprendre que tout, absolument tout est déjà en lui. Quand il aura appris - et cela ne saurait tarder - que lui seul doit CRÉER sa propre vie en dehors de tout système, en dehors de toute croyance religieuse ou autre conditionnement, alors la «création de lui-même», débouchera nécessairement sur la JOIE, la joie immense, sereine et profonde de la vie que plus aucune pollution, aucun imprévu ne saurait obscurcir. Parce que devenu totalement RESPONSABLE, cet homme de demain, avec la ferveur d'une INTELLIGENCE souveraine, construira le Monde dans une inextingible joie de son ÊTRE.

Le rocher de Sisyphe amarré

Les temps nouveaux

Chacun de nous a appris l'essentiel de son savoir extérieurement à lui. Depuis plus de vingt siècles, l'homme a façonné son être, érigé les sociétés à travers la pensée. J'ai montré dans mes deux premiers ouvrages jusqu'à quel point la pensée est reliée à la mémoire que nous avons tous du passé, de sa construction, de l'évolution des choses de la vie, et pour finir, de nous-mêmes. Nous avons donc presque tous eu des parents, des maîtres, des instructeurs, d'autres encore qui pouvaient avoir une prétention de nous éduquer.
L'homme est donc un produit de la pensée collective, de sa propre pensée, donc de la mémoire collective, et de sa propre mémoire, les deux engageant une sorte de pacte pour chacun, à la mesure de chacun, un pacte extrêmement conditionné, souvent très durement conditionné que nous pouvons appeler culture ou tradition.
Chacun de nous est une monumentale «imprégnation» de la tradition.
Le constat de cette évidence entraîne à la seule vraie question qui concerne le conditionnement imposé par la culture : au nom de quoi ou de qui acceptons-nous ou devons-nous accepter cet héritage ? Quelle part d'intelligence VRAIE peut intervenir dans cet échafaudage séculaire en ce qui concerne chacun de nous, pour accepter ou rejeter ceci ou cela ? Il s'agit d'intelligence vraie, donc de la conscience universelle, cette «science» de soi, cette CONNAISSANCE (naissance à soi-même) laquelle, précisément, n'est que très peu ou pas du tout reliée aux inventions des hommes.
L'homme a essayé d'«inventer» sa propre vie. C'est certain qu'il ne pouvait pas faire autrement. Il devait toujours en réaliser une expérience, vaille que vaille. Mais le moment du bilan finit toujours par arriver. Et il est impossible d'ergoter : l'homme a fait de sa vie un cauchemar. Et l'expérience intelligente a tourné court. Que fait donc, habituellement, un chercheur ? Quel que soit son domaine de recherche, il expérimente et ne retient que ce qui est fécond après une confrontation de résultats indiscutables, donc hors interprétation. Il peut, pour cela, s'appuyer sur des résultats antérieurs, effectués par des devanciers. Mais il sait que, pour progresser, il doit inventer du nouveau, de l'imprévu, du non connu.
Il doit ajouter un étage à l'échafaudage existant.
Pourquoi donc a-t-il si brillamment «réussi» dans le domaine du savoir, de la pensée structurée, au point d'avoir construit de brillantes civilisations et a-t-il si douloureusement «échoué» dans l'élaboration de la civilisation de son propre être ? Le savoir, si utile pour les civilisations sociales, ne serait-il pas adéquat pour celles de sa propre vie ? Si l'homme, être social par excellence, n'arrive pas à trouver son bonheur dans son environnement collectif, et ceci malgré ses efforts souvent désespérés, sans doute est-ce parce que pour sa vie d'homme, le savoir dupliqué et multiplié à l'infini, n'est que d'un piètre recours.
L'homme, pour ce qui concerne son intimité, la connaissance de son être vrai, s'est voulu un résultat du passé, une sorte d'ersatz mémorisé. Or la vie est une dynamique constamment renouvelée, inventive, bourdonnant de ressources inconnues. La vie est CRÉATION.
Et la création, c'est l'inconnu.
L'inconnu obligatoire, dont l'inventaire au bout du compte - qui en fera, à son tour, un «connu» - se révélera fécond, est nécessairement un prodigieux ressort d'éveil.
Parce que cet inconnu, source de la créativité, de l'imprévu, du secret, de la surprise, c'est l'ÉVEIL A LA VIE.
Ami lecteur, c'est l'éveil à ta propre vie, de ta vie. Les conditionnements, la confiance, la fidélité à ton passé - et tu n'as besoin d'effectuer aucun effort pour le constater - ne t'ont, finalement, qu'apporté désillusions et stérilité. Mais tu as accepté la stérilité par ta confiance aveugle en des maîtres qui n'en étaient pas, en des instructeurs qui n'étaient que des «reproductions» d'autres instructeurs. Tu t'es installé dans le désordre stérile de ta vie, parce que tu y as cru trouver une sécurité, une stabilité.
Tes pleurs, tes souffrances te montrent que tu n'as rien trouvé du tout.
LE PASSÉ EST MORT. Ne te l'ai-je suffisamment montré dans mes ouvrages précédents ?
Nous sommes arrivés à la fin d'une «grande» et longue époque : c'est la fin multiprophétique «des temps». Les siècles sont consommés, la grande roue du «Dhamma» de la vie, s'est arrêtée. Et aucune créature, socialement connue ou celèbre (savant, maître dit spirituel ou autre grand clerc du savoir humain) n'est à même de pouvoir relancer cette Dhamma, cette route de la Voie royale menant à la résolution de la vie.
Parce que le terreau du passé est devenu stérile.
L'exigence des temps nouveaux qui cogne de plus en plus impitoyablement à nos portes s'appelle CONSCIENCE.
Conscience et non savoir !! Le savoir est devenu frauduleux à force d'avoir voulu - et de continuer à vouloir - nous nourrir de la confusion monumentale qu'il entretient entre lui-même et la conscience.
« - J'ai conscience de... » dis-tu souvent. Et tu ignores totalement, que pratiquement toujours, tu auréoles la vessie de ton savoir d'une lanterne éteinte.
Car ta conscience n'est pas le savoir.
Le savoir, une forme succédanée de la conscience habituelle, n'est que le reflet de l'ego. La conscience s'«étage» à plusieurs niveaux d'apparition mais aucun d'eux ne «naît» à travers une pensée, donc dans le cerveau. La conscience que j'appelle universelle, bien que ne naissant nullement dans la pensée ni donc, dans la mémoire, trouve, en fin de compte son support de structuration dans une relation harmonieuse entre les sources internes quatre et cinq des deux corps subtils mental supérieur et mental inférieur et s'offre donc dans la pensée structurée pour son expression. La conscience féminine, plus fine, plus subtile, résultat d'une incarnation prononcée de l'anima-source de la femme, trouve sa naissance dans la deuxième source interne du corps mental supérieur. Celle-ci n'a aucune relation initiale avec le corps mental inférieur : sa signification est si haute et son épure si parfaite que cette conscience doit d'abord se «densifier» dans les deux sources quatre et cinq du mental supérieur avant de pouvoir être «relayée» dans le mental inférieur pour s'exprimer par la pensée. Les anciens écrits du Veda étaient souvent «teintés» de cette expression. On peut dire que la conscience féminine se distingue par l'intuition qui ne doit rien, ni au rationnel discursif, ni à la mémoire.
Enfin, la conscience dite fusionnelle. Elle est l'expression d'une fusion subtile (que j'expliquerai dans ce deuxième chapitre) dans l'incarnation humaine, entre les deux polarités universelles Amour et Conscience, (en fait, entre la Noergie fusionnelle et la conscience totale), lorsque tous les corps subtils de notre incarnation disparaissent, donnant le «signal fusionnel» de l'apparition de l'ÉTAT FUSIONNEL lequel se manifeste, dans les premières secondes de son apparition, par une source électromagnétique subtile dont la longueur d'onde tend très rapidement vers l'infini. Cette conscience est suprême. Rien ne saurait lui être «supérieure». Elle ne peut plus s'exprimer à travers le mental (puisque tous les corps subtils ont disparu). Son support expressif est le Verbe qui s'«appuie» tantôt sur la parole, tantôt sur le silence (j'ai expliqué dans mon quatrième ouvrage que le Verbe est le résultat de la fusion entre le silence et le mot). Peut-être, le sage et philosophe hindou Sri Aurobindo aurait-il pu l'appeler conscience «supramentale». J'ai constaté, cependant, que confondre supramental et fusionnel entraîne à des méprises douteuses.
En effet, la conscience fusionnelle «hérite» directement de la conscience féminine et est l'expression achevée de CE QUI EST dans l'incarné humain lorsque ce dernier est, lui aussi, achevé. La conscience féminine, apanage de la Noergie fusionnelle qui s'incarne par l'anima de la femme, est la «montée» de l'inconscient collectif enfoui et qui devient entièrement conscient de lui-même. C'est un épanouissement «de l'intérieur» de la femme et qui s'incarne, une «montée» et non une «descente supramentale» sans destination incarnée bien précise, d'autant plus qu'elle se manifeste, en fin de compte, dans le corps mental inférieur totalement restructuré.
Ami lecteur, peux-tu maintenant pour toi-même, réaliser que la confusion entretenue à propos de la conscience résidait dans le fait de s'imaginer que la détresse de l'homme collectif pouvait trouver sa résolution avec des procédés basés sur la mémoire ? Si la mémoire est un ressassé du passé, comment ce dernier pourrait-il nous projeter dans l'innovation, dans un processus créateur? Par définition, la création est de l'imprévu, profondément innovant. Ce qui innove doit trouver des ressources dans le non connu. Le connu, depuis que l'homme l'expérimente avec une fidélité quasi pathologique, a suffisamment montré son impuissance à générer une humanité harmonieusement développée pour qu'on puisse encore s'y attarder. Si cela était possible, il y a longtemps que «cela se saurait». Or la fourmi humaine ne le sait toujours pas. Laborieuse et obstinée, elle continue, un bandeau sur les yeux, à s'escrimer dans la mémoire collective et, comme Don Quichotte, à s'attaquer à des moulins à vent. Jusqu'à la spiritualité dite «vivante» et qui ne jure qu'à travers des conditionnements transmis de maître à disciple depuis les temps les plus anciens, dans un respect et une adoration infantiles, inaptes à aborder la désorganisation, l'extrême désordre psychologique, le désarroi sans précédent d'une humanité aux repères évanouis dans l'attente d'une dernière mais décisive Parousie. Celle de la conscience la plus élaborée et qui permettra la manifestation de l'ORDRE FUSIONNEL.

Le Troisième miracle

Dans mon troisième ouvrage, «La genèse de l'Homme divin», j'ai expliqué comment la vie, dans son élaboration la plus haute à travers l'homme, allait nécessairement trouver la résolution du SENS universel. Dès l'«origine des origines», c'est-à-dire, au repère hors référentiel du temps et de l'espace, se trouve inscrit un Ordre fondamental du Monde qui n'est pas encore univers et où une incarnation vivante et à venir dans le temps doit obligatoirement «dessiner» la structure finale du Monde à élaborer à travers elle-même. Autrement dit, dans une approche initiale, la manière dont l'univers matériel s'édifie est exactement ajustée à celle qui va permettre à la vie de se complexifier. La complexification est magnifiquement orientée. Elle apparaît comme étant nécessaire. La physique a appris que la quinzaine de constantes universelles (cf. mon troisième ouvrage) n'eût aucunement «supporté» des variations, même infinitésimales, dans leurs grandeurs respectives, sans que l'univers naissant avortât immédiatement. Un regard sur l'évolution des espèces vivantes - fût-il darwinien - conduit à l'émerveillement «obligé» de la complexification du Vivant. Cette nécessité constatée, ne pouvant à l'évidence reposer que sur une Intelligence primordiale (et non le hasard), l'Ordre du Monde évoqué ne peut que parvenir à son terme. Dès le premier chapitre, j'évoque ce que j'appelle la Noergie fusionnelle, cette intelligence initiale, base de toute édification (dans le temps) de la Conscience fusionnelle.
L'homme et sa vie sont donc intimement liés à ce processus. Le Premier miracle de la vie (cf. mon troisième ouvrage) consiste en la séparation de l'animal et du préhominien, commencée il y a près de cinq millions d'années, mais manifestée définitivement il y a cent mille ans. Ce miracle initial inscrit, dès le départ, la possibilité d'incarner la polarité universelle Amour à travers le corps astral inférieur, apparu chez les premiers petits mammifères de l'extrême fin de l'ère secondaire et du début du tertiaire il y a plus de quarante millions d'années. Une incarnation possible si la polarité universelle Conscience peut «convoler» avec l'Amour. Toute l'histoire de l'homme est marquée par ce véritable Miracle, et ce, jusqu'à nos jours, où l'obligation de son destin le pousse à franchir, en conscience, le seuil qui le sépare du Deuxième miracle, celui de l'avènement de la conscience universelle. En fait, nous allons voir que la rapidité avec laquelle les événements se bousculent obligera la vie humaine à une «extension» sans précédent, à une sorte de simultanéité dans ce qui va l'accompagner lors du saut dans la conscience universelle : l'entrée dans l'Ordre Fusionnel, donc dans la conscience fusionnelle.
L'Ordre Fusionnel signe l'avènement de la clé de voûte de la stature de toute la vie, du départ véritable de son élaboration décisive à travers l'homme relié à l'intelligence la plus haute de son être et ce qui sera le couronnement de sa vie : le Troisième et dernier Miracle.
Vois-tu, ami, la débâcle est à ce point «lancée», et avec une telle violence qu'elle ne peut être stoppée que par une conscience ultime, la plus décisive qui soit. Lorsque l'homme de Neandertal a commencé à expérimenter sa toute neuve vie préhominienne avec sa balbutiante capacité à observer son ego naissant, il ne savait pas encore qu'il allait se «condamner» dès le départ à un long «parcours du combattant». Dès le départ, dans une conscience encore fort nébuleuse, il constate la violence dans laquelle il doit se débattre, pour survivre... alors qu'il n'est pas né de la violence !! Longtemps... et jusqu'à nos jours, ses héritiers lointains et proches ne comprendront pas que le «terme» de l'homme, c'est la douceur ! Lorsque son dernier corps subtil (le corps spirituel) apparaît il y a environ huit mille ans, le lointain descendant de Cro-Magnon - et bien que «sapiens-sapiens (!)» - s'imagine galérien, à jamais condamné par le courroux imaginaire d'un Père céleste non moins imaginaire, qui n'arrête pas de tonner ses interdits à sa frêle créature qui va commencer le parcours millénaire en poussant et repoussant sans relâche son lourd fardeau vers le haut de la montagne, terme assoiffé d'un éden espéré. Oui, ami, le terme du sens de notre vie, c'est élaborer la Félicité. La Félicité, c'est la grâce. La grâce, c'est la douceur. La fin de la violence. De toutes les violences. Il ne s'agit pas, comme je l'ai affirmé dans mes précédents ouvrages, d'un vœu ou d'un espoir déjà tant de fois supplicié. Il s'agit d'une magnifique réalité. Parce que la conscience fusionnelle œuvre désormais, loin des vieilleries religieuses et des bigoteries mentales, et élabore notre RESPONSABILITÉ TOTALE, base du Troisième miracle. L'homme qui devient ainsi totalement responsable de lui-même (et il ne s'agit pas, ici, de la notion conditionnée à l'extrême que nos contemporains se font du sens de la responsabilité), n'attend plus rien d'une quelconque et inexistante divinité. Il va CRÉER de l'inédit. Le socle de la JOIE, dans le temps «arrêté», dans le Présent de la Félicité «construite» pour la première (et la dernière) fois.
Le Quantique de la vie
Les temps de la raison supérieure
L'histoire de l'homme est intimement liée à sa capacité à développer son intelligence. La base de son intelligence, c'est la raison. Celle-ci naît dans la simplicité d'une observation initiale, dans un regard neutre, donc non projectif, donc sans interprétation. Et si l'interprétation doit survenir, la raison se distingue par sa capacité à ne pas prendre ses éventuels désirs pour la réalité.
La raison est donc basée sur l'appréciation d'un réel à sa mesure, sans doute relatif (au sens du couple «Illusion-Réel» que j'aborderai dans le prochain chapitre). Et il n'est certes pas aisé (ni souhaitable) d'ériger la raison en référence sans contrepartie. Le sens profond de la raison est basé sur le rationnel. Son principe n'a guère changé depuis Descartes. L'intuition (aspect de la conscience féminine) doit demeurer souveraine en toute circonstance, mais elle doit pouvoir, même progressivement, être comprise logiquement, donc déductivement. Si la logique déductive n'y parvient pas... mieux vaut rendre, fut-ce provisoirement, l'intuition «en marge».
La raison est, primordialement, affaire de simplicité. Des idées claires, du bon sens, une capacité certaine d'attention permettent la plupart du temps, d'élaguer le discours mental intérieur de beaucoup de «fioritures» parasites. A l'autorité si facilement séductrice d'autrui, il convient de substituer le libre examen. Apprendre à ressentir l'intuition immédiate (hors mental), apprendre la déduction logique (mental structuré), suspecter une éventuelle autorité sociale (spécialiste, savant etc.) comme base «disciplinée» de la pensée, sans rejeter à priori leurs propositions, telles me paraissent constituer les atouts essentiels de la raison.
La raison, dans sa simplicité évidente, requiert alors la naturelle revendication d'une capacité personnelle à créer sans être à la remorque du «prêt-à-penser» en vogue.
Car la raison est d'abord ORDRE.
Pourquoi, ami lecteur, dois-je t'exhorter à la raison? Mes ouvrages précédents t'apportent l'explication. Sans cesse je t'ai exhorté à comprendre, non à admettre d'emblée. Admettre d'emblée sans examen critique conduit à toutes les aberrations en vogue : croyances, superstitions, tout le «folklore spirituel» à la mode. Que tu aies besoin de merveilleux, qui ne le comprendrait ! Nous sommes tous «faits» de merveilleux. Le spectacle de la mer ou de la montagne, l'extase de la musique, ou de la découverte, tout dans notre vie nous conduit à découvrir la beauté que nous portons en nous. N'empêche... en dernier recours si nous voulons comprendre les arcanes secrets du «merveilleux», c'est dans l'explication rationnelle que nous allons les trouver. Et l'explication ainsi trouvée enferme en son sein ses propres secrets de la beauté, à leur tour créateurs d'extase... Le «discours de la raison» est générateur d'adulte. L'irrationnel entretient l'immaturité. Pourquoi t'entretiens-je si longuement sur la raison? Parce que l'homme de demain est appelé à devenir créateur. Tu es appelé à construire ta vie. Cela ne saurait se faire par délégation. Et tu ne peux construire ton être, ta vie qu'en la comprenant. Je te propose présentement d'accéder à sa compréhension en totalité. En achevant toutes les propositions avancées dans mes précédents ouvrages. Mais pour cela, tu dois engager la pensée rationnelle. Non en t'enfermant dans la rationalité... ce qui conduirait au non-sens du rationalisme, malfaisant comme tous les dogmes.
Vois-tu, ami, les temps sont venus où la conscience doit venir souverainement t'éclairer. Pour cela il est nécessaire de rejeter tous les «poisons» de la pensée et à commencer par les croyances en des divinités, aux anges, à toutes sortes d'augustes esprits, aux pratiques religieuses et superstitieuses, aux croyances en la réincarnation ou en la résurrection ou encore en bien d'autres sottises à la mode.
Rien n'est plus extraordinaire, plus extatique que la «contemplation» d'une raison haute que soutient la conscience. Elle n'a besoin de rien d'autre que de toi-même, de ta propre vie soumise à la lumière de ton intelligence totalement structurée, dans l'observation la plus parfaite de sa beauté que ta raison supérieure te révélera.
Les sources de rayonnement électromagnétiques sont la base de la compréhension du Monde.
Mes deux premiers ouvrages ont essayé d'expliquer ce que sont les sources de rayonnement subtiles, sous forme des corps subtils de l'homme et des champs de rayonnement universels de la «région» du genre espace de l'Univers, appelé depuis 1996 Information d'Ordre (IO). Il s'agit de connaissances dont l'importance est fondamentale pour la compréhension ultime de la vie consciente et de ses structures, pour comprendre le monde de demain, ce qui nous y attend, sur la nécessaire régénérescence de l'homme qui le conduira à la résolution du SENS ultime qui est de VIVRE dans la félicité, donc sans plus le moindre soubresaut d'émotivités, dans le «temps arrêté».
Dans la perception extatique d'être créateur de l'univers, donc dans la Responsabilité totale ( voir mon quatrième ouvrage, mais j'y reviendrai dans le présent et prochain chapitre).
Le terme même de rayonnement électromagnétique peut te faire peur, ami lecteur. Peut-être quelques souvenirs scolaires ou universitaires mal vécus... Puis-je te demander, cependant, de les oublier, le temps de m'accompagner dans quelques explications que je te promets aussi simples et compréhensibles que possible ? Par exemple dans le monde de la matière, celui où évoluent nos vies incarnées, un rayonnement électromagnétique est émis par une source physique dont les électrons sont les «maîtres d'œuvre». Celle-ci est localisée dans le temps et dans l'espace. Notre soleil, les étoiles, les lampes d'éclairage, les émetteurs de radio, de télévision, de radar, les foyers chauffants sont des sources d'un tel rayonnement. Certains de nos sens y sont sensibles. Notre vue est sensible à la lumière. La lumière est un rayonnement électromagnétique de nature physique dont les longueurs d'onde s'échelonnent entre 4000 angströms (Å) pour la couleur violette et 8000Å (pour le rouge) en passant par les couleurs de l'arc-en-ciel. La longueur d'onde est la mesure essentielle d'un rayonnement et son unité classique est l'angström (sigle Å). C'est une unité de longueur très petite puisqu'on pourrait en «loger» dix millions dans un millimètre ! Seule une petite fraction du rayonnement électromagnétique est perçue par nos yeux (la lumière). Les sources de chaleur (infrarouges) sont une «lumière» invisible, perçue par notre toucher. Les longueurs d'onde de ce rayonnement sont comprises entre 10000 Å et environ un dixième de millimètre. Le rayonnement électromagnétique hertzien, support de toutes nos télécommunications, constitue une autre «lumière» invisible : les longueurs d'onde correspondantes vont du millimètre à plusieurs dizaines de kilomètres. Les rayonnements ultraviolet (chimie de la photosynthèse et des impressions photographiques autour de 1000 Å) et médicaux (X, gamma... ) sont émis par autant de sources électromagnétiques non visibles à nos yeux... et une seule source contient souvent du visible, de l'infrarouge et de l'ultraviolet (lampes d'éclairage par exemple). Tous ces rayonnements sont dotés de propriétés spécifiques dont la propriété commune la plus importante est la vitesse limite de propagation dans le vide (près de trois cent mille kilomètres par seconde, limite de vitesse d'une particule matérielle). C'est maintenant, ami, que je vais solliciter de toi ce que je viens d'appeler la raison supérieure. Elle est basée sur le rationnel, un état d'esprit intrépide, indépendant, et l'intuition. Il m'a été «donné» de découvrir (intuitivement puis rationnellement) que le rayonnement électromagnétique est loin d'être l'apanage du seul monde de nos sens, de la matière, donc de l'énergie. Ce rayonnement «emplit» également l'autre dimension référentielle de l'Univers, appelée «genre espace», où le temps n'existe plus, ou en tous cas, n'a plus du tout les mêmes attributs que nous lui connaissons. Le «maître d'œuvre» en est ici le tachyon, particule de masse imaginaire (au sens mathématique du terme). Le tachyon est, en fait, ce que j'appelle la «face cachée» de l'électron. Electron et tachyon sont liés par une énergie de translation (voir Annexe pour des explications supplémentaires facultatives). J'ai découvert que cette énergie, très faible, est à la base même des derniers grands mystères du Monde. Totalement révélée, elle entraînera à la compréhension dernière de l'Ordre du Monde, à la révélation de ses derniers secrets et en particulier à celle de la grande Mutation universelle à venir et basée sur ce que j'appelle la «matière connectée», une matière devenue totalement intelligente à elle-même (je terminerai le présent chapitre avec cette notion révolutionnaire). Le tachyon n'est pas une particule au sens de la matière. D'ailleurs, sa masse, dite imaginaire (à dessein, ce qui ne veut pas dire qu'elle n'existe pas !) lui permet de «voyager» à des vitesses infiniment supérieures à celles de la lumière. Mais le rayonnement électromagnétique ainsi engendré, quant à lui, ne dépasse pas la vitesse de 300 000 km/seconde. On se doute que ce type de rayonnement ne peut pas être «perçu» de la même manière que son «collègue» physique («région» genre temps). La différence fondamentale tient en deux mots : insensibilité à nos cinq sens physiques et inlocalisation. Contrairement aux sources physiques, les sources électromagnétiques du genre espace n'ont pas de localisation possible. C'est pourquoi elles peuvent être «perçues» partout à la fois dans notre univers visible. Je les appelle sources subtiles. Elles son
Posté le 09/06/2014 01:57:04 22 commentaire(s)
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